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Marco Bellocchio – Il traditore

    Marco Bellochio est remarqué dès son premier film Les Poings dans les poches, précurseur des mouvements sociaux de Mai 1968 : s’écartant du cinéma néoréaliste, Bellochio s’attaque aux symboles conformistes italiens et esquisse une œuvre politiquement engagée. Il continue dans cette direction et dénonce le rôle de la religion dans Au nom du père (1971) et La Marche triomphale (1976). Grâce au Saut dans le vide (1980), les acteurs français Michel Piccoli et Anouk Aimée gagnent respectivement, au 33e Festival de Cannes, les Prix du meilleur acteur et de la meilleure actrice. Après cette période, il change de registre et se tourne vers la réalisation de films plus subversifs. La projection du Diable au corps (1986), qui présente des scènes de sexe explicites, provoque un scandale à Cannes. Son film Le Sourire de ma mère (2002) gêne le Vatican. Il est aussi le premier à avoir mis en scène l’assassinat d’Aldo Moro dans le film Buongiorno, notte (2003), unanimement salué lors de sa projection à la Mostra de Venise. Trois ans plus tard, il revient avec Le Metteur en scène de mariages puis avec Sorelle. Ces deux films sont suivis de Vincere, un biopic sur la maitresse de Benito Mussolini et la montée du fascisme en Italie, qui fait partie de la sélection officielle du Festival de Cannes 2009. Après Sorelle Mai en 2010, il dirige Isabelle Huppert dans La Belle endormie en 2012. Il réalise ensuite Sangue del moi sangue (2015) suivi par Fais de beaux rêves, que nous avons présenté au Cinémamed en 2016. Cette année, nous sommes ravis de présenter son dernier film, Il traditore, en compétition.